Un trou imprimé en FDM ressort presque toujours plus petit que dans le fichier 3D, et un axe ressort plus gros. Ce n’est pas une erreur de calibration, c’est un comportement systématique du procédé qu’il faut anticiper dans la conception, pas corriger après coup. Voici comment prévoir vos tolérances pour que vos pièces s’assemblent du premier coup.
- Un trou imprimé ressort généralement 0,1 à 0,3 mm plus petit que sa cote dans le fichier.
- Un axe ou un tenon imprimé ressort généralement 0,1 à 0,2 mm plus gros que sa cote dans le fichier.
- Pour un assemblage coulissant, prévoyez un jeu d’environ 0,4 mm entre les deux pièces.
- Les normes de tolérance conçues pour l’usinage (ISO 286) ne s’appliquent pas directement à la FDM.
Pourquoi les trous ressortent plus petits
Lorsque la buse imprime le contour d’un trou, elle a tendance à légèrement empiéter vers l’intérieur du cercle, phénomène accentué par la contraction du matériau en refroidissant. Résultat : un trou modélisé à 5 mm de diamètre ressort couramment entre 4,7 et 4,9 mm une fois imprimé. Pour une vis, un axe ou une goupille qui doit passer dans ce trou, il faut intégrer cet écart dès la conception plutôt que de le découvrir à l’assemblage.
Pourquoi les axes ressortent plus gros
À l’inverse, un axe ou un tenon plein ressort généralement 0,1 à 0,2 mm plus gros que sa cote théorique. La buse dépose la matière en légère surépaisseur sur les contours extérieurs, pour la même raison de précision mécanique de la trajectoire. Un axe modélisé à 5 mm ressort ainsi souvent entre 5,1 et 5,2 mm.
Le jeu à prévoir selon le type d’assemblage
Pour un assemblage qui doit coulisser librement, un jeu total d’environ 0,4 mm entre les deux pièces donne généralement un résultat fonctionnel sans forcer. Pour un assemblage serré, où les deux pièces doivent tenir par friction, un jeu plus faible fonctionne, mais demande souvent un ajustement après un premier essai d’impression. Ces valeurs restent indicatives : la géométrie exacte, le matériau et les réglages d’impression font varier le résultat, ce qui rend un essai préalable plus fiable qu’un calcul théorique seul sur une pièce critique.
Pourquoi les normes de l’usinage ne s’appliquent pas telles quelles
Les tolérances ISO habituellement utilisées en usinage ont été conçues pour un procédé qui retire de la matière avec une précision constante sur toute la pièce. La FDM construit la pièce couche par couche, avec une variabilité liée à la hauteur de couche, au diamètre de la buse et au retrait du matériau en refroidissant, ce qui rend ces normes largement inadaptées telles quelles à l’impression 3D plastique.
Pour une pièce dont la conception reste à finaliser, notre bureau d’études intégré peut prendre en charge la modélisation en amont.
En résumé
Anticipez systématiquement des trous légèrement sous-dimensionnés et des axes légèrement surdimensionnés par rapport au fichier, avec un jeu d’environ 0,4 mm pour un assemblage coulissant. Sur une pièce critique, déposez votre fichier sur notre outil de devis et nous vous conseillons sur les ajustements nécessaires avant impression.


